jeudi, octobre 20, 2005

Québec lucide?

Au programme : dégel des frais scolaires. Privatisation des soins de santé et de l'école. Mort du syndicat. Hausse probable des taxes, une pauvreté qui s'aggrave.

Bien sûr, personne n'avait pensé à ça, réduire la responsabilité de l'État! Mais c'est dans l'air... La cruauté, l'individualisme et la médiocrité sont dans l'air...

Charest applaudit, bien sûr.

Ça fait un bel avenir pour nos enfants. Attrape ton 5e secondaire, t'auras plus les moyens de l'université. Essaie de survivre, car ton enfant pourra mourir d'une grippe si t'as pas les moyens.

Aux enfants de qui Lucien Bouchard fait-il allusion?

Non, je n'ai pas de solution de rechange pour la dette nationale. Trouvez-en une originale, il y a des gens payés pour pousser les crayons dans nos édifices gouvernementaux. Ceux qui travaillent sur le terrain n'ont pas le temps d'y penser...

Combien a-t-elle coûté au ministère de l'Éducation, la réforme? Était-elle nécessaire? Ne sont-ce pas plutôt des lobbyistes, assez futés et opportunistes pour se graisser les pattes auprès du ministère de l'Éducation, qui auraient réussi à soutirer plusieurs millions? Ça coûte cher, le B.S., ça coûte cher, l'universalité des soins de santé...

Il y a des vautours autour du gouvernement. Ce ne sont pas ceux que la population pointe du doigt.

Et ça tombe bien : Lucien nous met son manifeste dans les pattes en plein pendant les négociations. Déjà que nombre d'enseignants quittent le métier, qui voudra enseigner dans des conditions minables? La vie ne tourne pas autour de la rue McGill University, Lucien Bouchard, sors de ta tour d'avocat.

Hâte de lire les éditoriaux ce matin dans les journaux. L'élite collera-t-elle à ce maudit discours mille fois rabâché depuis 20 ans, qui détruit tous les acquis de la Révolution tranquille? Bien sûr, il faut passer à autre chose, pas nécessaire de faire table rase de tout. L'économie ne laisse plus aucune marge de manoeuvre, la seule solution est de renforcer la survie individuelle et de créer un fossé encore plus grand entre riches et pauvres.

Quel beau Québec ce Lucien nous aurait-il réservé. Je n'ai plus de rêve d'équité à me mettre sous la dent chaque jour, c'est un coup d'épée dans l'eau. Les post-boomers savent ce que c'est, se faire tuer leurs rêves... Celui-là vient de prendre le bord.

Projet souveraineté après ça? No way ! On s'endettera encore plus. On détruit un rêve de plus. Le Québec n'est plus une terre d'espoir enviée même par notre voisin américain.

NON C'EST PAS FINI, C'EST RIEN QU'UN DÉBUT... de la médiocrité dans toutes les sphères québécoises...

7:

At 10:23 a.m., Anonymous sebastien chabot said...

Comme tu as tout à fait raison, je fais une note sur mon blogue avec un lien vers ton texte. J'ajouterai ceci : l'éconnomie est la nouvelle fatalité qui permet de tout expliquer, de tout justifier. Bouchard colle à cette idée, il ose même parler de lucidité là où il faudrait parler d'opportunisme. Son discours sous-entend que ceux qui seront contre son projet de réforme néo-libéral, seront une bande d'aveugle, décroché de la réalité. Si ce n'est pas de l'idéologie, ça, je me demande bien ce que c'est.

 
At 11:40 a.m., Blogger Maridan' said...

« Aux enfants de qui Lucien Bouchard fait-il allusion? »

Aux siens, puisque les siens, eux, auront accès à l'éducation post-secondaire. Enfin, faut voir à maintenir, voire à creuser, l'écart riches/pauvres...

 
At 3:19 p.m., Anonymous Michael said...

Effectivement, on nous présente ça comme un «groupe d'individus», comme si les groupes d'intérêts ne seraient pas derrière...

 
At 5:11 p.m., Blogger Marie-Chantal said...

Ouf ! Je sens que je ne suis pas seule à me faire gober par cette idée... que l'économie règle tout... je me croirais dans le Rhinocéros de Ionesco en ce moment...

 
At 7:22 p.m., Blogger Marie-Chantal said...

Oui, je suis entièrement d'accord avec toi, Michael. Les groupes d'intérêt nous font croire que c'est rentable pour nous aussi. Tite maison, tit char... grosses dettes, prison à vie dans dans un tour à bureaux...

Pourquoi cherche-t-on à maintenir cet écart à nous comporter pire que des animaux?

 
At 9:04 a.m., Blogger Kayenne said...

Il faut dire qu'ici au Québec les gens vivent aussi beaucoup une richesse,(et une vie, tant qu'à y être) illusoire. Tout est à crédit, la maison, les 2 autos, la tivi en 36 paiements de 12,34$. Il y a une course pour répondre à un paradigme social. À force de vouloir correspondre à une "norme" (mais c'est quoi, la norme, bordel, sinon une aberration statistique?) l'humain se perd. Se perd dans des valeurs qui ne sont pas les siennes, des goûts qui lui sont entrés de force dans la tête par la tévé, des pis-aller qu'il choisit en décidant de payer un gouvernement pour penser à sa place...

 
At 12:16 a.m., Blogger Daniel Rondeau said...

On oublie que Lulu était un conservateur au départ...
J'aimerais vous parler plus, mais y a mon émission avec le mère d'Hungtington qui commence à l'instant...

 

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