samedi, avril 23, 2005

SEXE

Me voilà en ce samedi matin (belle journée pluvieuse pour parler de ça) et je me rappelle mes pensées d'hier. J'étais dans le bus qui mène à l'école et je me marrais seule. Non, aucun rapport avec l'école, ni avec Pygmalion, ni avec les autres textes que j'ai écrits avant celui-ci.

J'ai pensé à ces quelques semaines pendant lesquelles j'ai fréquenté un jeune homme de 15 ans mon cadet. J'ai dit 15 ans mon cadet, pas de 15 ans !!!! Grrrrrrrrr Et là, vous allez être dépassés : il était parfait mais me tapait sur les nerfs.

(Misère ! On dirait que je passe à Claire Lamarche... Ça va mal mon blogue ! En tout cas...)

Je lui demandais une visite, il était toujours disponible; arrivé chez-moi, les baisers n'en finissaient plus. Trève enfin sur l'heure du repas. Il ne critiquait pas les sempiternels spaghetti que je préparais. Ensuite, la séance de taponnage s'amorçait que pour ne finir que le lendemain, à l'aube. J'avais beau lire, écrire mes courriels, regarder la télé, il m'enlançait sans relâche. Ça avait le don de m'énerver au plus haut point. J'ai passé cette époque en insomnie, je déteste dormir enlacée, j'en suis incapable. Surtout avec le désir qui se sentait entre mes fesses; je me disais : "Ah non ! pas encore..."

Pour moi, des câlins qui n'en finissent plus, ça signifie : "Je vais obtenir ce que je veux, soit le SEXE". Un peu comme le corbeau de la fable qui veut son maudit fromage. Je me rappelle de toutes ces émissions (Janette Bertrand, Claire Lamarche) ou les femmes "revendiquaient" les fameux "préliminaires". Qui a inventé cette foutaise ?

Et j'ai pris le temps de me questionner (pour la première fois) sur ce qui me fait plaisir (et je ne dois pas être si marginale que ça). J'en suis venue à cette conclusion : l'effet de surprise.

Mise en garde : ça ne veut pas dire que mes goûts soient universels en cette matière. N'essayez donc pas nécessairement avec votre blonde, votre femme ou votre maîtresse. Je suis une vraie femme à hommes au plan sexuel (ceci n'est pas une pub). Leur façon légendaire d'aborder "la chose" me convient parfaitement. Faut tout de même qu'ils aient du verbe, un certain vernis verbal, je dirais. Et pas de salope, pas de garce, pas de putain svp pendant la "chose". Ni nymphomane. C'est essentiel. Quant au taponnage pendant deux heures... Ishhhh

De mon côté, un homme qui a longtemps besoin de caresses, ça m'énerve. Ça ne veut pas dire que par générosité, je ne vais pas m'adonner à un massage. Ça n'a rien à voir... Mais pas dans le but ultime de.

Sur mon calendrier je devrais écrire, au 14 février : "pas de sexe cette journée-là", à moins d'un hasard. Juste à penser qu'on est le 14 février, je suis froide comme un frigo.

Alors, l'effet de surprise.

Je suis en train de préparer un repas : pas de niaisage ! On laisse les chaudrons là... pas de taponnage, on arrive au vif du sujet !
J'écris, je lâche tout...
On se sauve vite d'un party...
Le film au cinéma est fascinant ? Bof, une autre fois !
En retard un matin ? Mon cadran n'a pas sonné !

Excusez-la. C'était juste pour dire que je n'aime pas les mythes charriés sur la féminité ni sur la sexualité. La télé doit gérer jusqu' à notre chambre à coucher ? No way !

Et puis... oups... byyyyyyyee (non, c'est une joke... mon chum dort !)

4:

At 11:28 a.m., Blogger julie70 said...

J'aime bien ton franc parler. Quant à moi, j'apprends, même à cette âge, ce qui ne me plait pas.

Qu'on ne me donne assez de temps et de importance ou considération, par exemple.

Mais j'adore dormier enlacé avec quelqu'un, même si je ne l'ai pas fait depuis longtemps.

Que déclanche l'envie soudain ? je voudrais bien le savoir encore.

 
At 2:03 p.m., Blogger Marie-Chantal said...

Merci Julie. Je souhaite justement que d'autres réagissent, car je vois la faiblesse de mon attitude.

Pourtant, j'aime aussi avoir de l'importance aux yeux de quelqu'un. J'aime parler longtemps, partager des émotions, des lectures, des idées...

J'aime la présence de l'autre cependant, sans me faire étouffer. Ça m'aide à me sentir bien.

Ça va sûrement encore t'arriver de partager tes moments...

Ce qui déclenche l'envie, c'est sûrement ce que l'autre nous dit... c'est obscur, l'attirance.

 
At 2:07 p.m., Blogger dr julius rosenburger said...

SURPRISE (donc!)!
C'est moi, JR.
(Pas Junior, of course)
:O)
[Vous excuserez le bouffon de mon intrusion dans un contexte aussi intime et sérieux]

 
At 6:28 p.m., Blogger Marie-Chantal said...

Non, ça m'a excitée au plus haut point...

 

Publier un commentaire

<< Home