vendredi, avril 21, 2006

Bulle...

N'est-on pas bien dans une bulle remplie d'air pur, une bulle transparente, limpide, claire...





"nadiaukmodel.co.uk"

Cette image diffère de celle de mon esprit: j'y séjourne, et ça me fait sauter comme une fillette.

Parenthèse égocentrique, pffffffff... Je pourrais passer par-dessus et franchement me pencher sur des choses plus universelles...

Ma bulle, par les temps qui courent, est adipeuse. Les centimètres se sont accumulés: quel drame pour une femme qui nécessairement, comme le dirait le grand penseur Jean-Paul doit être belle pour être heureuese... Pas encore le sujet que je vais entamer, quand même, si la déesse en chaque femme veut prendre le dessus pour égratigner le plus de coeurs d'hommes possible...

Paco Ignacio Taibo: auteur que j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir au cours des derniers jours. Franchement étonnée, impressionnée, subjuguée. Pas du tout Aquin, comme je l'avais cru, quoi qu'on y trouve la saveur Simenon.

On y trouve la forme polar, les préoccupations sur la collectivité, la violence, l'écriture et la crise identitaire.

Je pense qu'ériger un parallèle entre les deux auteurs pourrait être une aventure passablement intéressante...

Et je pense à ça encore : depuis le début de mon écriture sur ce blog, le questionnement sur le "je".

Je/nous: "On ne peut rien bâtir avec le moi, seulement avec le "nous". Le communisme est-il une réponse aux conséquences du néolibéralisme, Paco Ignacio Taibo?

Tout à l'heure, ma mère me parlait de son poêle car il a jauni, son poêle. Pendant une demi-heure ça a duré au téléphone, son poêle qu'elle a payé 800$ et son vendeur de poêle qui ne veut pas changer ce poêle... ça la fait suer pas mal qu'il ne veuille pas changer son poêle. Elle était avec son fils quand elle a acheté le poêle, on lui avait garanti que ce poêle-là ne jaunirait pas. Elle n'achètera plus chez ce marchand, pas un poêle ni autre chose. Il est important, me dit-elle, de faire valoir ses droits, surtout s'il s'agit d'un poêle.

J'ai vu la vieille femme qui quête tous les jours, elle veut toujours ses 25 cennes pour prendre son café, toujours seule, oui, ça agace le monde qu'elle cherche ces cennes... on en a besoin pour s'acheter des poêles, des frigidaires, des micro-ondes chez Brault& Martineau. Pas de 25 cennes à donner à Madame...

3:

At 5:49 a.m., Blogger leblase said...

Ton histoire de poële jaune associée à la dame qui veut ses 25 cennes plairait beaucoup à Taibo, sais-tu?
Un téléscopage de deux entêtements similaires chez ces dames: c'est leur propre vérité qu'elles semblent refuser (bon, ça fait un peu analyse à deux cennes).
Tiens bon: n'échange pas la graisse contre le goudron

 
At 10:49 a.m., Blogger julie70 said...

Tu n'as qu'à faire un tour dans les pays de l'est qui ont eu le communisme, des années durant! et ne me dis pas "ailleurs il sera différent!"

on y exploitait davantage tous, tyrannisait plus aussi en utilisant des belles slogans tout à fait vides de sens vrai et faisant lavage de cerveaux!

heureuse que tu recommences à écrire et aussi que tu m'as laissé des messages!

 
At 12:04 p.m., Blogger Marie-Chantal said...

JULIE:

c'est sûr que ça n'a pas été une réussite en tous points... faudra bien pourtant trouver une réponse à la pauvreté et arrêter de faire semblant que ça n'existe pas. Ou sera la solution, si on ne veut pas d'une montée de violence? Tu sais sûrement ce dont je parle, après les événements de cet automne à Paris...

LEBLASE:

merci pour tous les encouragements! La graisse fond avec le printemps :)

Je ne suis pas prête à donner mes impressions sur PIT II. J'en suis aux Morts qui dérangent actuellement, dont la traduction est parue dans Libération... Ça te rappelle sûrement quelque chose.

Je passe faire mon tour chez toi pour lire tes petits chefs-d'oeuvre.

 

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